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Presse

Faits Divers
Une épicerie polonaise ouvre en centre ville au mois de décembre
La Polka dans la danse commerciale
mercredi 01.12.2010, 14:00
La Polka (enseigne Synth’Immo) entre boucher hallal, fleuriste,
vendeur de vêtements.
Sans doute inédit sur le littoral dunkerquois, et au-delà, un commerce de produits alimentaires importés de
Pologne diversifiera l’offre multiculturelle centrée sur le Maghreb
Sébastian Laskowski a passé toute son enfance sur Grande-Synthe, et évoque avec enthousiasme le commerce de
produits alimentaires qui va s’ouvrir rue de la Paix, ces jours prochains.
C’est sa mère, Eva, « qui a toujours eu en tête de travailler à son propre compte », qui assurera la gérance de ce
magasin.
Le lieu vendra des produits alimentaires importés directement de Pologne auprès d’artisans locaux. Fort des
connaissances familiales sur place, un réseau de producteurs et le transport (hebdomadaire ou par quinzaine) se
sont organisés. « Ce sera des produits spécifiques. On veut aussi jouer sur la carte bio. Et on alignera des prix
compétitifs étant donné le différentiel de niveau de vie entre nos deux pays », avance Sébastian Laskowski.
Toute la gamme habituelle d’une épicerie « classique » se retrouvera à la Polka, avec une obligation de provenance
unique : la Pologne. Du peu périssable (conserves, café…) au frais : les produits laitiers travaillés, la charcuterie
(saucisse krakowska…), les gâteaux (au pavot, au fromage blanc…). Tout 100  % made in Pologne.
Une communauté polonaise vivante
« L’immigration polonaise c’est toute une histoire. Aux flux avant et après la guerre (Seconde Guerre mondiale)
pour reconstruire ou travailler dans les mines ont succédé des mouvements plus récents. J’en fais partie ».
Laskowski, ce patronyme pour ceux qui s’intéressaient au volley-ball suscite peut être quelques souvenirs. Le
père, joueur international sous le régime communiste, avait profité d’un déplacement en Belgique pour y rester.
Son épouse et ses enfants l’ont rejoint, en 1990, après la chute du Mur de Berlin.
Entraîneurs de volley, les parents de Sébastian ont marqué l’histoire de l’EGS volley ball.
Quant à savoir si les Français d’origine polonaise sont attachés à leurs racines, Sébastian Laskowski en reste
convaincu. Car « le sentiment d’appartenance perdure, ne serait ce qu’à travers la cuisine, ils retrouvent leur
polonité. Certes la barrière de la langue ne les incite pas à se rendre en Pologne. Mais je rencontre ces jeunes
(ceux issus de la première immigration), les générations cinq ou six, qui participent activement à des groupes de
danses traditionnelles, et par ce biais se mettent à parler le polonais », précise-t-il.
« Ça motive ! Il y a vraiment une culture polonaise ancrée ici, de près ou de loin, de nombreuses personnes s’y
intéressent », précise le jeune homme.
Il rappelle le jumelage depuis plus de 30 ans entre les villes française de Grande-Synthe et polonaise de Suwalki.

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